Event management

Jan 26, 2021, 19:56
#SoundOfSilence et l’Event Confederation font front commun

#SoundOfSilence et l’Event Confederation font front commun

19 novembre 2020

#SoundOfSilence et l’Event Confederation s’associent pour faire appel à un avocat et exiger un traitement juste du secteur, en particulier concernant le double droit passerelle.

“Restons unis.” Un message clair et crucial de notre gouvernement au moment de l’annonce du durcissement des mesures anti-corona. Nous devons continuer à aller de l’avant. Ensemble. Pour nous construire un avenir meilleur. Mais pour y parvenir, il est crucial que tous les secteurs économiques du pays qui sont touchés par la crise soient traités de manière équitable. L’Horeca comme le secteur des voyages, ou encore la culture et l’événementiel. Mais c’est précisément à nouveau cette équité qui fait défaut. Une fois de plus, après neuf mois.

Les chiffres du SPF Finances montrent que les deux secteurs les plus touchés dans notre pays sont l’Horeca et l'événementiel, avec respectivement 39% et 81% de perte de chiffre d'affaires. Des mesures d'accompagnement ont été mises en place pour que chacun puisse garder la tête hors de l’eau.  Mais comme toujours, il y a des failles malheureusement.

L’une de ces mesures est le double droit passerelle. Une aide financière à laquelle vous avez droit, en tant qu’entrepreneur, lorsque vous constatez une perte de revenus ou une perte totale de chiffre d'affaires en raison d'une fermeture obligatoire. Pour l’Horeca, une exception a été fait pour les formules à emporter. Pour l’industrie événementielle, c’est un peu différent. Une fois de plus, l’événementiel arrive bon dernier et on constate de nouvelles discriminations par rapport à d’autres secteurs comme, par exemple, l’Horeca.

Où est la logique dans tout ça ?

Le secteur événementiel est à l’arrêt depuis neuf mois déjà. Les rassemblements sont déconseillés et même interdits actuellement, mais nos entreprises sont restées ouvertes. Pendant tout ce temps, la porte est restée entrebâillée. Que ce soit pour l'obtention de mesures financière solides ou pour l’exercice de notre métier. Et après tout ce temps, le froid commence sérieusement à se faire sentir.

Car le doublement du droit passerelle, nous, nous n’y avons pas droit. Même si nos revenus se sont évaporés, que nous n’avons pas de travail et que notre personnel est à la maison depuis neuf mois. Nous n’avons pas l’obligation de fermer. L’Horeca, oui. Comme l’Horeca, nos entreprises ont continué à chercher des solutions créatives pour pouvoir exercer leurs activités et contribuer à la société. Mais dès le moment où elles touchent 1 euro, l’entrepreneur indépendant auxquelles elles appartiennent n’a plus droit au double droit passerelle. Les établissements Horeca sont encouragés à organiser des formules à emporter afin de maintenir une part de leur chiffre d’affaires et de continuer à fonctionner. Pour la même démarche, le secteur événementiel est sanctionné. Ce qui est autorisé dans l’Horeca est interdit dans l’événementiel.

C’est injuste. Et ça doit cesser.

Et quoi maintenant ?

#SoundOfSilence a déjà soulevé ce problème à plusieurs reprises. La société a réagi en masse mais les actions politiques concrètes, d’envergure, restent minimes. Afin de mieux attirer l’attention sur les inégalités entre les différents secteurs de notre pays, #SoundOfSilence et l’Event Confederation ont décidé de faire front commun. Ensemble, nous allons faire appel à un avocat. Et nous battre côte à côte. Car aucun cadre juridique n’explique pourquoi le gouvernement nous prive de ce soutien.

Nous allons rester unis. Et nous n’abandonnerons pas. Nous allons continuer à avancer pour que les gens de l’événementiel et des autres secteurs touchés obtiennent l’aide et la reconnaissance qu’ils méritent.