Event management

Feb 27, 2021, 10:36
Le secteur de l'événementiel en 2020: l'impact de la crise corona encore plus grave que prévu

Le secteur de l'événementiel en 2020: l'impact de la crise corona encore plus grave que prévu

19 janvier 2021

Le secteur de l'événementiel a pris un coup en 2020. Par exemple, les organisations interrogées prédisent une perte de chiffre d’affaires de plus de 70 pour cent en 2020 par rapport à 2019. Près de la moitié des organisations a dû licencier du personnel. Le centre d’expertise Public Impact de la Haute Ecole KdG a mené une enquête sur le secteur de l'événementiel à quatre reprises en 2020: en mars, juin, septembre et décembre. Une recherche commandée par VISITFLANDERS et EventFlanders et en collaboration avec Experience Magazine et plusieurs fédérations d'événements belges.

Petit animal, grand impact financier
En 2020, la crise corona semble avoir laissé de profonds trous budgétaires. "Les organisateurs d'événements belges prédisent une perte de chiffre d’affaires de pas moins de 75 pour cent en 2020 par
rapport à 2019. C'est beaucoup plus qu'ils pensaient perdre en mars (52%)", explique le chercheur Joris Verhulst. "La perte de chiffre d'affaires attendue des fournisseurs événementiels (catering, décoration, support audiovisuel, etc.) a également fortement augmenté, passant de 55 pour cent en mars à 73 pour cent en décembre".

Fin 2020, un organisateur sur cinq semble complètement inactif. Parmi les fournisseurs, on arrive même à un sur trois. L'avenir reste également incertain: cinq organisateurs sur six et neuf fournisseurs sur dix prévoient des problèmes financiers en 2021. La plupart des organisations interrogées (87%) pense que leur chiffre d'affaires de 2021 sera bien inférieur à celui de 2019. Un quart des organisateurs et un cinquième des fournisseurs craignent également que la deuxième vague de coronavirus (octobre/novembre) ait pu être le coup de grâce pour leur entreprise.

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Moins de personnel, plus de virtuel
Près de la moitié (45%) des organisations interrogées a dû licencier du personnel depuis le début de la crise. Lorsque des licenciements ont lieu, 44 pour cent des organisations licencient du coup la moitié de leur
personnel. Les organisations qui ont mis fin aux contrats des freelances fixes, ont dû licencier presque tous les freelances (93%). Près de la moitié des organisations interrogées s'attend à devoir licencier (encore). En
2020, les recrutements (5%) et les nouveaux contrats freelance (3%) étaient extrêmement rares. La plupart des organisations (90%) a également embauché moins de stagiaires en 2020 qu'en 2019.

Seuls 36 pour cent des organisations préparent actuellement des événements physiques. "Ils sont surtout prévus à partir du troisième trimestre 2021", explique Christine Merckx, responsable du centre d'expertise. "Six organisations sur dix prévoient déjà des événements pour 2022. Certains optent clairement pour ‘mieux vaut quelque chose que rien’: un sur quatre prévoit même plus d'événements déficitaires que d'événements rentables".

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"Il est également frappant de constater que la croissance des événements virtuels se poursuit", déclare Merckx. "Environ la moitié des organisateurs et un tiers des fournisseurs y ont recours. C’est pour eux une solution à court terme. Le virtuel est donc une alternative précieuse. Pourtant, deux organisateurs sur trois et un fournisseur sur deux affirment que les événements virtuels vont perdurer, qu'ils soient ou non combinés à des événements physiques".

Des mesures de soutien restent nécessaires
Le secteur continue à faire bon usage des mesures de soutien des autorités. Par exemple, plus de six organisations sur dix se prévalent du droit passerelle pour les indépendants et du nouveau mécanisme de protection flamand. Néanmoins, pour plus de la moitié d'entre eux, le soutien est encore insuffisant. Selon la plupart des répondants (82%), une fédération sectorielle forte et unie est cruciale pour pouvoir mieux représenter les intérêts de ce secteur à l'avenir.

Expertise disponible
De nombreuses organisations veulent contribuer à la lutte contre le coronavirus. Plus de la moitié d'entre elles veut aider à la gestion des foules dans le domaine public (par exemple dans les rues commerçantes et les magasins) ou l'a déjà fait. Tout autant d'organisations souhaitent mettre à profit leur expertise dans le secteur des soins de santé, par exemple en aidant à gérer ou à mettre en place des centres de test et de vaccination.

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Les événements post-corona?
"Trois organisations sur quatre pensent que le secteur ne retrouvera sa pleine capacité qu’à partir de 2022 ou plus tard", déclare Verhulst. "La plupart des organisations s'attend à avoir plus de possibilités d’action à partir du deuxième et du troisième trimestre de 2021, avec les mesures en place. Le COVID Event Risk Model existant (CERM) jouera à nouveau un rôle important à cet égard. Cet outil permet de cartographier le risque de sécurité COVID de chaque type d'événement. Six organisations sur dix l'utilisent déjà. C’est probablement la meilleure base pour une relance rapide et sûre du secteur. En plus des tests rapides, comme l’indiquent sept organisations sur dix".