Event management

Nov 29, 2020, 20:13
L'impact total du coronavirus pour le secteur événementiel est estimé à 5 milliards d'euros

L'impact total du coronavirus pour le secteur événementiel est estimé à 5 milliards d'euros

02 avril 2020

Le secteur événementiel belge s'attend à voir son chiffre d'affaires 2020 réduit de moitié par rapport à 2019. C'est ce que révèlent les résultats d'une étude nationale réalisée la semaine dernière parmi plus de 1.100 entreprises du secteur.

enqfr

Le secteur événementiel belge prévoit une perte de chiffre d'affaires de 54% en 2020 par rapport à 2019. Les organisateurs d'événements estiment la perte à 1,3 milliard d'euros. Quant aux fournisseurs du même secteur, ils s'attendent à devoir renoncer à plus de 3,6 milliards d'euros. C'est le résultat d'une enquête nationale menée par le centre d'expertise Public Impact de la Haute Ecole KdG, à l'initiative du magazine sectoriel Experience Magazine et des fédérations ACC Belgium, BESA, BECAS et Febelux, avec le soutien de VISITFlanders et EventFlanders.

Le sondage a été réalisé parmi 1.119 entreprises et indépendants du secteur événementiel, soit plus d'un tiers de toutes les structures professionnellement impliquées ou actives dans l'organisation d'événements, conférences, foires, salons, festivals, voyages incentives, séminaires et/ou réunions, et ce à raison d'un minimum de 50 % de leur chiffre d'affaires annuel.

Les études précédemment menées par le centre d'expertise anversois avaient démontré que le secteur événementiel belge emploie 80.000 personnes et organise environ 77.000 événements chaque année.

Neuf sociétés sur dix estiment que, dans la situation actuelle, elles ne pourront pas tenir plus de six mois sans être confrontées à de graves problèmes financiers. Fin mars 2020, pas moins de 65 % de ces sociétés affirmaient que les mesures de soutien actuelles ne seraient pas suffisantes à terme.

Nécessité de mesures de soutien à long terme

"Les événements ne pourront pas être relancés d'un claquement de doigts et ne pourront peut-être plus tre organisés de la même façon qu'avant la crise," souligne Christine Merckx du centre d'expertise. "L'organisation d'un événement demande plusieurs mois de préparation (...) avant qu'il puisse avoir lieu. Le secteur a donc un besoin crucial de mesures de soutien à long terme. En tant que centre d'expertise qui mène des recherches dans et pour le secteur de l'événementiel, nous sommes concernés par cette problématique. Comme c'est le cas dans d'autres secteurs, le coronavirus frappe durement l'événementiel et provoque des tragédies, petites et grandes. A l'heure actuelle, les incertitudes sont encore nombreuses: Quand les mesures touchant les événements seront-elles levées? Le public pourra-t-il revenir comme avant? Devrons-nous revoir la manière dont les éénements sont organisés? En tant que centre d'expertise, nous voulons chiffrer l'impact de cette crise sur long terme, formuler des idées et entrer dans le débat."

La ministre flamande Zuhal Demir reconnaît également que le secteur aura besoin d'un soutien à plus long terme. "Lors d'une crise comme celle-ci, il est important que nous, gouvernement, formulions des perspectives pour des temps meilleurs. Nous travaillons donc sur une histoire forte, pleine d'espoir et de recrutement qui contribuera à faire en sorte que les citoyens laissent la crise derrière eux. Un secteur événementiel florissant associé à une politique événementielle ambitieuse est un instrument crucial à cet effet, et contribuera à la relance de l'économie, du tissu social et de l'image internationale de la Flandre."

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